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Manali

 

 
Vashisht

 

Petit village sur les hauteurs de Manali, Vashisht, est une poche de respiration idéale, où il fait bon s’arrêter pour qui veut se soustraire à la chaleur, autant qu’à l’agitation de la ville tout en gardant un pied dans la civilisation ou s’en soustraire complètement au moyen de substance cannabique pour qui en a l’intention. Parenthèse enchantée, en pleine montagne, le village, en cette fin d’été, offre, en vis-à-vis, le spectacle de monts enneigés que la brume dévoile plus ou moins selon son désir

Le lieu s’il s’inscrit sans souci dans le 21eme siècle, garde en lui des restes de l’aura du Manali d’entant  qui en Kaboul, Katmandou ou Goa offrait une halte au hippies qui se posaient et profitaient des « bienfaits » de la production locale.

Le mouvement hippies, s’il n’a, à mon humble avis, plus existence aujourd’hui, hante encore les travellers qui sans directement s’y référer  en épousent plus ou moins consciemment la mythologie. Leurs ainés, eux, derniers vestiges, détenteurs de la mémoire, n’ont pas l’âge d’avoir conduit le bus Volkswagen, mais plus surement en était, à l’époque les passagers, involontaires. Enfants du voyages, qui aujourd’hui viennent en pèlerinage, en famille, entrainant sur la route de leur souvenir, leurs propres enfants, pour certain encore très jeune.

Mais peu importe la raison notre chemin nous mène jusqu’à ce petit coin de paradis, comme pour l’Inde chacun à la sienne. Sa situation permet les balades le long de torrents où des vaches bien intentionnées viennent paitre et par la même occasion se repaitre des détritus que l’homme, faute de caniveau ou plus surement de encore de conscience de son actes à laissé choir et pourrir, si on ne les ramasse pas pendant des centaines d’années.

Dommage, pour un endroit qui affiche si aisément et pour des raisons marketing, il ne faut pas se leurrer, avec ses Rainbow et ses World Peace, l’envie d’un monde « meilleur »et en paix. Malgré tout et bien que la fée consommation, négligente qu’elle est, puisse être suivi à la trace, l’endroit, par un jour de beau temps, comme c’est le cas aujourd’hui, reste un cadre idyllique, pour lire, écrire et plus généralement laisser couler le temps doucement bercé par le ruissèlement des eaux qui venues des montagnes empreinte les canaux pour alimenter les termes locaux.

La montagne environnante offre, l’occasion de promenade des plus réjouissantes et si décidemment, vous avez, le bourdon et besoin d’un peu plus d’animation ou tout simplement la nécessité de tirer de l’argent, d’une poste ou, que sais je, d’un service que seul une ville peut vous fournir. Manali n’est qu’à vingt minute à pied et offre sur une bonne partie du parcourt l’occasion d’une très agréable virée en contrebas du village qui mène à un torrent puis à la route qui signe le retour à des infrastructures, tout est relatif, de plus grande envergure.

Le fait d’avoir du temps devant soit permet, luxe suprême de faire durer un peu le bonheur, d’un tel environnement avant reprendre la route vers d’autres horizons.