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sur Punjab et le Sikhisme

Chandigarh

Le Sikhisme

 
Amritsar, dont l'or rutile encore et pour longtemps dans nos regards

golden temple amritsar

Après huit heures et deux bus depuis Mc Leod Ganj, l’arrivée à Amritsar se fait de nuit. Déposés à quelques encablures de la guest house, où accompagné de Pascal, un français et Belinda, une australienne, nous espérons dormir, nous négocions donc avec les cyclo-pousses présents à notre arrivée. Alors bringuebalés au milieu des travaux, la ville tout du long des 2 kilomètres que dure notre difficile slalome dans la circulation ne semble avoir que peu d’interêt. Le repos est le bien bienvenue, le repas en ce qui me concerne un peu moins, mais demain est un autre jour.


Tout le monde suite à l’harassante descente des hauteurs de Dharamsala vers les plaines du Punjab, s’est couché tôt. Le réveil est donc matinale ce qui nous laisse l’opportunité d‘un trajet commun vers le temple d’or.

golden temple amritsar


La sortie de la guest house nous impose alors le retour dans une réalité toute indienne qui nous change de notre séjour en terre tibétaine. Les odeurs d’essence, la poussière et le comportement anarchique de la rue. Bus, rickshaws et autres véhicules, à moteur ou non essayant tous de faire leur place et de gagner tant bien que mal leur destination. L’horizon qui brumeux les attend  semblant se goinfrer autant que possible de poussières et de particules plus ou moins nocives pour estamper la relative laideur du « boulevard » sur lequel nous avançons. Les rues avoisinantes, n’ont que plus d’attrait, mais permettent au moins, d’avancer avec plus de facilité et d’atteindre rapidement le Golden Temple. La suite des vendeurs à la sauvette qui cherchent à nous refourguer foulard et bougie balisant notre avancée vers l’édifice, sans doute, le plus important ou du moins le lieu de culte architecturale le plus abouti de la religion Sikhs.

Le passage obligé vers le vestiaire où nous laissons nos chaussures, s’il donne l’impression du métro parisien aux heures de pointes, n’est toutefois qu’une formalité et son agitation laisse alors place à la majesté saisissante du temple d’or. Les murs de marbre blanc de l’enceinte qui à eux seuls, en d’autre lieu, imposeraient le respect de part la finesse et l’élégance de chaque élément ne semble ici qu’un faire valoir, une simple porte dont l’arche circonscris notre regard et le focalise sur le plan d’eau et en son centre le bijou, le temple dont l’or qui le recouvre semble irrésistiblement attirer les regards des dévots comme ceux tout aussi charmé des visiteurs.  Ca et là, quelques enfants mais plus généralement des hommes, le turban fermement vissé sur la tête et le poignard coincé dans la coiffe rendent, en se baignant face au temple et aux secrets qu’il renferme, hommage à dieu, au lieu mais aussi, en ce jours anniversaire, aux gourous et plus spécifiquement au 4ème, fondateur entre autre d’Amritsar, que l’on fête en ce  9 octobre.

Vue de l’intérieur le monument impose grandeur et solennité. La marche autour du bassin nous permettant d’apprécier l’harmonie qui se dégage de l’architecture, qui si elle peut nous apparaître défié, la nature de par son gigantisme, semble, au contraire, en parfaitement adéquation et de dimension parfaitement humaine face à la ferveur des sikhs qui patientent pour accéder au sein des seins, l’intérieur du temple.

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