Le Sikhisme

Religion monothéiste, le Sikhisme, naît a la fin du quinzième début, du seizième siècle du calendrier chrétien sous l’impulsion du Guru Namak qui en définit l’essence, puis enseignera ses préceptes avant de passer le flambeau à son successeur. Namak originaire d’une famille hindouiste des alentours de Lahore, actuellement au Pakistan, étudie le kabir, qui inspiré du soufisme tisse des liens entre l’islam et l’hindouisme avant d’établir son propre dogme, nourri, entres autres des deux religions. Neuf Gurus ensuite lui succèderont et apporteront chacun leur pierre à l’édifice pour aboutir à la toute fin du dix-septième siècle à la forme que prend aujourd’hui cette religion basée sur des principes de tolérance et d’égalité, qui donne les mêmes droits à l’homme et à la femme, abolit en son sein le système des castes, ouvre les portes de ses temples et reconnaît à quiconque la possibilité de devenir sikh s’il le souhaite et pour se faire si, bien sûr, il se conforme aux règles établies par le dogme.
Sans représentation particulière, pour éviter toute forme d’idolâtrie, Dieu tel qu’il est conçu par les sikhs s’apparentent à la vérité suprême et absolue, créatrice de toutes choses. Le Karma, et donc de la réincarnation, est comme dans l’hindouisme présent de même que la croyance en la maya qui définit le monde comme n’étant qu’illusion en comparaison de dieu qui lui seul est vérité.
Les sikhs en théorie ne doivent jamais se séparer de cinq attributs distinctifs et révélateurs de leur foi dont chacun à pour initial un K. Les cinq K comme on les nomme sont, Kesh (les cheveux et barbe non coupés), Kangh un peigne, Kara (un bracelet d’acier), Kirpan (une épée, une dague) et enfin le Kach (une sorte de pantalon). On reconnait plus particulièrement les hommes en raison de leur barbe et du turban qui protège leurs cheveux. Autres signes de leur appartenance au sikhisme, les hommes portent tous pour nom de famille Singh et les femmes en théorie celui de Kaur.
Le sikhisme n’est toutefois, en rien, inné, forcément culturel, il demande au disciple de faire la démarche d’être intronisé lors d’une cérémonie intitulé l’Amrit. Les volontaires, toujours au nombre de cinq, doivent à l’occasion, de cette initiation montrer leur connaissance du texte, obéir sans faille au code de conduite nommé le Rehat, (ne jamais se couper les cheveux ou la barbe, ne pas manger de viande ,l’usage de l’adultère est interdit de même que tout usage du tabac….), jurer de protéger, même au prix de sa vie, sa religion ou bien encore s’inscrire dans une démarche humanitaire ou tout du moins généreuse. Le disciple initié devient alors membre du Khalsa, un pur, et alors seulement véritablement un sikh à 100%.
Les multiples attaques dont les sikhs ont depuis la naissance de leur religion été les victimes ainsi que le fait qu’au nombre des ordres à remplir figure la défense coûte que coûte de leur religion font souvent d’eux des combattants émérites qu’on retrouve en nombre dans l’armée indienne ou dans la police. Le contrecoup de cette abnégation, fut toutefois à partir des années 60 et jusqu’au début des années 90 la volonté séparatiste de certain de voir naître, en gros à la place de l’actuel Punjab, un état sikh autonome qui devait répondre au nom de Khalistan. L’acte majeur de cette rébellion, fut l’assaut donné par l’armée indienne contre le temple d’or d’Amristar en 1984, pour en faire sortir les occupants, qui armés s’était retranchés à l’intérieur. L’attaque fit des centaines de victimes et eut pour conséquence direct les représailles de deux gardes sikhs qui assassinèrent Indira Gandhi.
Enfin, terminons de manière pratique, à l’entrée d’un temple sikh, il vous faudra impérativement vous couvrir les cheveux et vous délester de tout objet en cuir, ainsi que du tabac que vous pourriez avoir, conformément aux règles du Rehat.

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