KERALA

Kovalam

 

DR Raghavan ou le maître des marionettes aux pays de l'Ayurveda

Rendant visite à Indya lors de son rééquilibrage de chakra et autres soins destiné à la purifier de tout un tas de toxine réelle ou spirituelle, tant psychologique que physiologique et ce sans parler de l’aspect ésotérique que peut avoir la médecine ayurvédique pour un béotien au cartésianisme solidement amarré dans mon genre, mon séjour dans l’hôpital à ciel ouvert qu’est Kovalam m’a amené à croiser les chemins pleins de mystère du docteur Raghavan. L’homme d’allure paisible, habite son emploi avec sérénité, le sourire à l’orée de ses moustaches et toujours prêt à actionner quelques levier, sans y toucher et en se gardant bien d’avoir la science infuse ou d’être un quelconque guru fantoche dont il se moque allègrement. Maître des lieux il domine pourtant et avec une certaine nonchalance son sujet se contentant de placer ses pions, d’ajuster ses traitements ou de veiller à ce que tout se passe pour le mieux, ses assistants aux doigts habiles tant en ce qui concerne les traitements, les ‘’massages ‘’ que derrière les fourneaux, agissant en confiance. Un bilan dans un coin de porte ou lors d’un bref aparté lui suffit alors à juger de la qualité de ce qui vient d’être réaliser.

Tout à l’attention qu’il porte à ses patients, le maitre des marionnettes comme je l’ai parfois nommé pour rire lors de nos conversations est, sur son siège en osier, la délicatesse fait homme, dont l’érudition plein d’humilité et de sagesse contribue pour une bonne part au charme qu’il dégage. Comme il le dit, lorsqu’il parle de son métier et plus particulièrement des massages, la qualité de ceux-ci tient selon lui pour 60% du travail d’approche qu’il distingue dans ce cas du simple accueil. Son rôle au sein de sa clinique semble, d’une certaine manière et pour une grande part, de favoriser cet adage statistique, en replaçant en permanence l’homme en général et, donc son patient, au centre de ses réflexions avec toujours la volonté sous-jacente d’apaiser les conflits intérieur pour que la vie débarrassée des poids du passé, comme du futur puisse s’exprimer au mieux dans le présent.  Ses recettes pour tendre vers ce ‘’résultat’’ loin de ce contenter de la seule médecine ayurvédique est le fruit de son intérêt pour divers sujet, au titre desquels figures, le yoga, l’astrologie, l’astrologie médicale ou bien encore la lecture de Nietzche.

Sa rencontre avec le patient décident alors du ‘’curry’’ qu’il va lui préparer. Toutes ses connaissances, ses lectures, son vécu aussi, tels des épices se combinant à loisir de manière à traiter au mieux de ce qu’elle attend, chacune des personnes qui lui rendent visite dans sa petite clinique en bois. Les massages et autres traitements purement ayurvédiques s’agrémentent alors d’un régime alimentaire approprié et de discussions qui toutes bon enfants quelles soient n’en oublie pas de manière finement psychologique et toujours avec ce sourire qui fait définitivement sa marque de fabrique, d’encadrer son patient. L’important n’est pas alors pour le docteur d’imposer une solution, mais face à un questionnement précis, de déblayer le terrain et en fonction du niveau d’avancement de la personne sur ce terrain de le guider, qui sait, vers une piste possible, au détour de quelques propos laconiques ou d’une plaisanterie.

Notre rencontre dénué du cadre professionnel qui le liait à Indya par exemple, même si je le soupçonne d’avoir tiré quelques ficelles dans mon dos, lors de nos conversations prit de multiples et plaisants chemins, qui m’amenèrent à goûter la complexité du personnage derrière ses allures d’homme simple. Son passé d’entrepreneur, (il possédait entre autre un restaurant), ses évolutions personnelles, mais aussi la question du bouddhisme et de l’intérêt qu’il peut avoir pour les occidentaux, le tantrisme, un petit détour par le ramayana et la question du renoncement ou encore l’avenir du cinéma français furent quelques uns des nombreux sujets abordés en sa compagnie. Quelques bribes de ce qui fait l’essence de la culture indienne, tout comme elles font parties de ce qui le constitue, m’ont, alors, je pense au contact de ce maître des marionnettes dont l’intelligence est aussi profonde que sensible, été dispensées.

Le curieux, mais intéressant monsieur Irma, que j’avais décelée lors de notre première rencontre lorsque me connaissant pour ainsi dire pas il a commencé à faire des prédictions me concernant et ce sur la seule base d’une question aussi ouvert que de savoir ce qui définit la vie, s’est révéler après se premier entretient un être habité d’une douce subtilité et avec moi toute comme avec la patiente que je l’ai vu pratiquer d’une générosité, absolue.

Son apparente simplicité tel un dhotî se pose comme un voile de pudeur sur l’étendue de ses richesses. Son équipe au diapason de ce qu’il dégage rivalisant de charme et de professionnalisme. Et cerise sur le gâteau des moments que j’ai passé en leur compagnie, la petite clinique qui en retrait de la plage offre un calme discret est sans conteste la meilleur cantine de tout Kovalam, chacun des plats que j’ai pu y manger se révélant une délicieuse découverte que le sens inné de l’hospitalité du docteur, a transcendé. Ce végétarien convaincu, qui sans respecter à la lettre les principes jains, les écoutes avec attentions m’a, ainsi, et sans le moindre état d’âme, offert l’occasion de manger de la viande dans sa clinique, que ses aides ont préparé avec le même soin et le même amour qu’ils ont mis dans chacun des plats que je les ai vu cuisiner.

Peu importe donc qu’il soit devin, visionnaire ou juste un psychologue d’une finesse extrême, le docteur Raghavan est de ses êtres, à priori d’exception, au contact desquels l’humanité prend tout sens et s’inscrit avec bonheur et beauté dans cette nature qui la dépasse et la nourrit. Vecteur de cet ordre des choses dans lequel il croit profondément il sait vous accueillir dans ce grand tout, malgré ses supposés incertitudes et surtout en restant humble et ouvert à ce que pouvez lui apporter jusque dans la contradiction ou la discussion.

Loin de moi l’idée de l’encenser ou de faire sa pub en l’échange entre autre du succulent poulet qu’il m’a offert de manger. Simplement si vous êtes plus sensible que je ne le suis aux traitements qu’il propose à savoir le yoga, la médecine ayurvédique et j’en passe ou si l’expérience vous tente.  L’homme est de remarquable qualité humaine et a priori extrêmement sérieux dans les soins qu’il donne, ce qui en fait une valeur sûr dans cet univers impitoyable où le charlatanisme est fréquent. Ensuite, comme avec un psy, à vous de juger si le contact avec ce souriant docteur vous semble prometteur.

Dr Raghavan.R.  B.A.M.S.
Abhaya Dhara
Mob : 98467-11530
Abhayadhara@yahoo.com
http://geocities.com/abhayadhara/