De biens étranges manières de saluer une présidente
Je vais pas s'appesantir sur l'élection de la nouvelle présidente indienne, l'information étant désormais vieille de plus d'un mois, mais évoquer la manière dont l'information nous est parvenu tout à la fois élogieuse et assassine.
Je m'explique, le fait que l'Inde à défaut d'accepter une femme comme premier ministre parce qu'elle est née Italienne, élise sans le moindre mal une femme comme présidente alors que l'on connaît le sort réservé aux petites filles à la naissance, lorsqu'elles ne sont pas tuées dans « l'oeuf », et les conséquences en termes de déficit de femmes qui pèsent actuellement sur l'Inde et dont le pays semble tout juste appréhender la portée, est louable et loué en France. L'information est toutefois vite contrebalancée par deux arguments qui m'ont, non pas choqué, mais interpellé, à savoir qu'aux mots « présidente élue » s'ajoute de manière automatique la qualité honorifique de son rôle et plus gênant encore l'a priori corruption et la controverse entourant la personne de Pratibha Patil, présidente élue. La virulence du BJP, partie nationaliste hindou actuellement dans l'opposition, à son encontre ayant trouvé une chambre d'écho dans des médias français que l'on connaît moins accrocheur lorsqu'il s'agit de politique intérieur. A quel moment par exemple a-t-on rappelé le jour de l'élection de notre actuel président la grâce et contresversée plus value qu'il a empoché sur la vente de son appartement ou bien encore l'énorme batterie de casseroles qui suit et ferait presque passé le président sortant pour un jeune mariée. Les journaux internationaux sont ils aussi pugnace avec le président français lorsqu'il le présente à leur compatriote ou se sort est il, le seul lot, des pays estampillé pauvre et donc corrompu? Je m'interroge! La présidente indienne, comme sa famille ont peut être commis les maux dont ils sont accusés, ce n'est pas moi d'en juger, je noterais juste que les actes d'un homme, d'une femme politique puisse être ainsi mis en lumière sans révérence aucune pour la fonction le jour même de l'élection est qui sait peut être l'ultime signe d'une démocratie bien vivante adressée à notre république moribonde. Madame la présidente de l'Inde, même si votre rôle n'est que honorifique, pour tout ce que vous représentez, MERCI !
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Un PC pour moins de 10 euros
L'Inde affiche sa volonté d'assembler, produire et distribuer un PC pour moins de 10 euros dans les deux ans de manière à en équiper l'intégralité des classes du pays alors qu'elle dit vouloir dans un même temps amener l'Adsl dans ces même écoles. Pour arriver à ses fins et même si peu d'information on encore filtrer, cet ordinateur qui permettra entre autre d'accéder au web, devrait employer des puces de téléphone portable déjà préexistante et peu chères, rassembler l'ensemble des composants sur la carte mère et enfin tabler sur une production de masse d'au moins 1 millions d'exemplaires de manière à rationaliser et faire baisser les coups. Ce à quoi les esprits chagrins opposent au projet le taux record d'analphabétisme qui touche l'Inde. Seulement à bien y réfléchir l'argument ne tient pas dans la mesure ou le programme s'adresse aux écoles, lieux ou par définition l'alphabétisation se fait. Le projet d'un PC pour dix euros s'il ne comble pas le gouffre qu'engendre l'analphabétisme, montre tout au moins la volonté du pays de renforcer encore son importance dans tout ce qui touche à l'informatique. D'autre part, la création de cet ordinateur « générique », comme il y a des médicaments génériques est peut être dans un avenir proche l'augure d'un désenclavement des pays les plus pauvre si ce type de produit vient à se démocratiser, c'est du moins ce qu'on peut espérer de mieux pour le meilleur des mondes possibles. Alors, indiens! Cultivez vos puces et votre jardin, l'espoir est entre vos mains.
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Ou quand le politique et le sacré ne font pas bon ménage
L’affaire à maintenant presque trois mois, mais elle n’en finit pas de faire du bruit en Inde, alors qu’en France aucune ligne, à ma connaissance a été écrite sur le sujet. Ce qui est en question avec cette affaire c’est la destruction d’un pont à Rameshwaram dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste de construction de canaux, afin de faciliter le transport par voie d’eau. Le problème, car c’est un énorme problème, le pont en question a pour nom Ram Setu et à ce titre il à un caractère sacré pour les hindouistes. Inconcevable, donc, même d’évoquer le démantèlement du pont, qui serait compris par 80% de la population indienne comme une volonté délibérée d’arracher le peuple à sa terre, c’est du moins en ces termes que l’évoquent les responsables hindouistes. En fait au-delà du caractère sacré du pont se trame de la part du BJP (parti nationaliste Hindou) et de ses alliés la volonté d’instrumentaliser les faits dans le but de déstabiliser le parti du congrès et plus encore sa tête, l’italienne et catholique, Sonia Gandhi. Ce qu’on lui reproche à elle et à une partie du gouvernement, c’est tout bonnement d’être profondément anti-hindou, ainsi que de reconnaître, avec l’appuie d’historiens, tout de même, en européenne qu’elle est, un seul caractère mythologique à Ram (comprendre, peut être Rama, je ne suis pas sur), alors que pour le BJP, Ram est un personnage historique. Le BJP, sûr de sa position, demande donc des excuses, promet des manifestations sans précédent si on touche au pont et se dit maintenant prêt en cas d’élection anticipée. En résumé, voilà, les faits, expurgés de la virulence, voire de la violence, qui transpirait du papier trouvé sur Ivarta.com et qui m’a permis, au milieu d’autres articles, de saisir en gros ce qui se trame. La volte face du gouvernement à propos du pont et son a priori préservation ne changeant rien, semble-t-il à l’affaire. Ci-joint, pour les « anglophones » le lien de l’article en question. http://www.ivarta.com/columns/070626-sonia-ram-setu.htm