Jaan-E-Mann

Placé d'ambler sous le l'angle du cinéma avec son ouverture rappelant 2001 l'odyssée de l'espace de Kubrick, mais aussi lors citation plus ou moins évidente faîtes à Chantons sous la pluie de Stanley Donen ou bien encore Citizen Kane d'Orson Welles Jaan-E-Mann retient l'attention plus par l'originalité de sa forme que par son fond, somme toute classique, malgré quelques trouvailles de Génie au titre desquels on peut citer l'a propos des déguisements porté par Salman Khan.

L'intrique en deux mots. Suhaan (Salman Khan), bourreau des coeurs au collège , est devenu un acteur tellement obnubilé par sa carrière qu'il en renonce à son épouse Piya, beauté fatale, (preity Zinta porte définitivement bien son prénom), qu'il connaît depuis l'époque de sa scolarité. Le temps passe, le divorce est difficile et Suhaan par négligence doit désormais une énorme somme d'argent à Piya. Intervient alors Agastya troisième larron de l'histoire et ancien geek encore mal dégrossi qu'interprète Akshay Kumar. Germe alors dans l'esprit machiavélique de Suhaan l'idée de marier Piya et Agastya pour ne pas avoir à donner la pension qu'il doit. Le trio amoureux étant en place s'en suit une comédie romantique classique que reprenant le schéma classique de Cyrano de Bergerac place Suhaan en mentor d'agastya pour conquérir la belle.

New york, Preity Zinta, Un triangle amoureux, New york massala n'est pas loin, mais Jaan-E-Mann se distingue de son illustre aimé en tablant d'un part sur l'humour et d'autre part avec un réalisation pleine d'originalité et de trouvailles que Shirish Kumar, jusqu'ici monteur à succès a soigné jusque dans les moindres détails, les transitions sont au cordeau et gomme au maximum la distinction à faire entre la vie et la fiction. Tout se mêle avec intelligence, des éléments de décors se transforment, les visions se superpose et participe avec originalité à la lecture des événements, comme des chamboulements qui animent les personnages. Rajoutez à ça un Salman Khan en grande forme qui sortant de registre du mauvais garçon, nous offre au moins dans la première partie du film un numéro d'auto-dérision d'anthologie dans lequel l'acteur de déguisant tour à tour en Zorro, Elvis ou bien encore Marylin nous soumet, pour notre plus grand bonheur, une vision très personnel de la discrétion, ou le but du jeu semble être la visibilité maximum.

En résumé si Jaan-E-Mann pèche par le classicisme de son histoire dont le miel n'est pas exempt, il se rattrape par contre avec une réalisation dont l'originalité évidente, vaut franchement le détour et surtout pour le numéro d'équilibriste de Salman Khan, dans le genre, je ne suis pas là, mais on ne voit que moi. Un film honnête, donc qui aurait mérité un scénario un peu plus consistant pour se hisser au niveau des plus grands, mais qui ne démérite et remplit amplement son office: Distraire.